Sénégal : Démocratie en danger

Blog de soutien à Jean-Paul et Barthelemy DIAS, opposants d'abdoulaye Wade, et prisonniers politiques dans une démocratie sénégalaise fragilisée. Communiqués de presse, contributions et revues de presse actualisées sur l'"Affaire DIAS".

25.9.06

PRETEXTE, MANOEUVRES : La justice se dévoile encore ce lundi 25 septembre lors du procès de BARTH !

Barth devait être entendu ce 25 Septembre 06 par les juges de la Cour d'appel. Les juges se disent en vacances... ils veulent bien écouter la plaidoierie des avocats, mais ils ne peuvent rendre leur décision avant le mois de Novembre 06. C'est bien connu, oui il y a une justice au Sénégal, et quelle justice, la plus réactive qui soit !!! Deux mois pour rendre une décision.
Aucune courtoisie à l'endroit des prévenus, encore moins à l'endroit des avocats et du peuple qui se mobilisent pour soutenir les victimes de cette injustice.

Et finalement.... il est convenu que la plaidoierie des avocats de Barth n'aura pas lieu ce 25 septembre. Le jugement est renvoyé au 4 octobre, mais au fait 4 octobre de quelle année, 2006 ou plus tard !!! Il faut le savoir les vacances au Sénégal c'est toute l'année, toute la vie! on ne se mouille pas, on ne juge pas, on se cache derrière son petit doigt en espérant ne pas être vu. Oups, c'est raté, le vilain jeu est découvert !!! Gageons que le 4 octobre nous aurons droit à une nouvelle enveloppe surprise politico judiciaire.

Eh oui ne l'oublions pas Barth est un prisonnier politique !!! le top go viendra donc de l'avenue Roume. Nos juges peuvent rester en vacances jusqu'au moment où l'autorisation de libérer Barth leur parviendra... et puis cela doit être pénible de juger Barth avec un dossier vide, aucune pièce à conviction... ah si un CD et quel CD !!! le CD qui déshonore la justice sénégalaise, le CD qui refait la jurisprudence. Le Sénégal est un pays pauvre mais il contribue au moins à alimenter la jurisprudence mondiale; des revirements de jurisprudence écoeurants que seuls savent nous servir ceux qui ont prêté serment de déontologie et qui s'astreignent à ne pas le respecter. Pourquoi ? ne seraient-ils pas indépendants ces juges ? De quoi ou de qui ont-ils peur ?

Barth qui a été transféré la semaine dernière de la Maison d’arrêt de Tambacounda était présent à l'audience ce matin, serein, calme, souriant, avec l'intime conviction d'être victime d'un régime finissant, en déconfiture. Il a rejoint sa cellule de Rebeuss après le renvoi de l’affaire.

Ses parents, Jean Paul et Christiane Dias, toujours dignes, étaient présents pour le soutenir, mais aussi pour le voir. Eh oui nous ne vous l'avions pas dit, depuis son incarcération à Reubeuss, Barth n'a vu personne, n'étant pas autorisé à recevoir des visites de contact. Les juges auraient peut-être renvoyé l'affaire au 4 octobre pour permettre à ses parents de le voir une seconde fois le 4 octobre ??? et nous qui étions critiques, ils sont finalement touchants ces juges, toujours animés par l'idée de ne pas séparer un fils de ses parents; c'est çà la téranga, au pays de la téranga l'on ne sépare pas la Famille, elle est sacrée. Nous pouvons au moins compter sur cette valeur judiciaire... en attendant d'avoir la chance d'être jugé par des juges sérieux, pas de pessimisme, il en existe !

Niche

22.9.06

BARTH FETE SON ANNIVERSAIRE A REBEUSS

Ce samedi 23 septembre alors qu'il aurait pu faire la fête tranquilement en compagnie de sa famille et de ses amis, Barth sera entouré des détenus de Rebeuss pour souffler une bougie de plus.

c'est le reflet de la démocratie à la Sénégalaise !!!

JOYEUX ANNIVERSAIRE à toi Barth, continue de rester fort et digne. Ton combat est honorable et nous serons tous à tes côtés lundi 25 septembre pour assister à ton jugement en appel.

Nous te souhaitons beaucoup de bonheur, bonheur et encore bonheur! que tes projets se réalisent vite et qu'ils soient couronnés de succès, AMIN!
BRAVO et HAPPY BIRTHDAY TO YOU

Diazzy

20.9.06

CLOU : Un prisonnier, un mois, trois prisons

Décidément, l’Alternance aura battu des records sur tous les plans. Après avoir remporté la palme sur le nombre de jeunes à prendre le chemin de l’incertitude du grand bleu. Après avoir réussi la prouesse de ranger les 40 ans de gestion du Ps aux oubliettes par des scandales à milliards. Après avoir ravi la vedette à Mademba Sock sur les délestages. Après avoir triomphé dans les pénuries de denrées de première nécessité et dans l’augmentation du coût de la vie. Après qu’elle eut réussi à pousser les populations à déverser les ordures dans les rues, faute de système de ramassage stable. Vous savez quoi encore ? L’Alternance vient de battre le record de transfert de détenu. Tenez vous bien : pour un prisonnier, trois prisons en un mois. Qui fait mieux ? Condamné par le tribunal des flagrants délits à Dakar, le 17 août, détenu au camp pénal de Liberté 6, déporté à Tambacounda le lundi 28 du même mois, aujourd’hui Barthélemy Dias vient d’être re-déporté à Rebeuss. Sacré Sénégal de l’alternance ! Il ne finit jamais de surprendre.

Article paru dans le journal le Quotidien du 20 Septembre 06 sous la plume de Cheikh Fadel Barro

19.9.06

Jean-Paul Dias libéré, la lutte continue!

Chers amis,

Un grand merci à vous tous qui suivez depuis le début "l'affaire Dias" et qui, par votre soutien, par vos témoignages, par vos ecouragements, par vos paroles et par vos conseils avez contribué à la grande nouvelle que nous avons la joie de partager avec vous aujourd'hui: Jean-Paul Dias a été libéré!

Cependant, le bonheur de cette libération ne doit pas nous faire oublier que Barthélémy Dias reste emprisonné à Tambacounda et que la vie démocratique du Sénégal est encore lourdement handicapée. Jean-Paul Dias n'a en effet obtenu qu'une libération "provisoire" - régime auquel il était déjà soumis depuis la fin de sa première incarcération du mois de mai 2006 - et doit officiellement se rendre en France pour "raisons de santé". Inutile de préciser que Jean-Paul Dias se porte beaucoup mieux depuis sa libération et qu'il n'a aucunement lintention de se prêter au jeu de la "fuite médicale" dans l'immédiat.

Si nous ne pouvons que nous réjouir de la libération de Jean-Paul Dias, nous devons demeurer lucides quant à la véritable nature du régime qui, en n'accordant à Jean-Paul Dias ni libération "définitive" ni réhabilitation publique, prouve qu'il s'agit simplement que d'une nouvelle manoeuvre machiavélique: La menace d'une nouvelle convocation farfelue de la DIC planera toujours tant que Jean-Paul Dias n'aura pas été totalement blanchi. Le terme même de libération "provisoire" souligne le cynisme du régime qui "range" ou "sort" les opposants au gré de ses caprices ou de son agenda caché. Comment vivre avec une telle épée de Damoclès au dessus de la tête? Comment espérer un débat politique sain, équilibré, constructif dans de telles conditions?

Restons vigilants et continuons la lutte jusqu'à ce que Barthélémy Dias soit libéré, que Dias père et Dias fils soient réhabilités et que la démocratie sénégalaise efface toute trace de ce mauvais rêve.

Discours de Mme Christiane DIAS lors de la journée de solidarité pour les DIAS organisée par la Coalition Pour l'Alternative le Samedi 9 Septembre

Qu’il me soit permis tout d’abord de rendre grâce à Dieu qui nous apporte réconfort et soutien tout au long de cette épreuve.
Un grand merci à vous Leaders et Responsables de la Coalition pour l’Alternative, qui avez bien voulu prendre l’initiative d’organiser cette manifestation en faveur de Barthélémy et de Jean-Paul DIAS. Soyez assurés de ma reconnaissance et de celle de toute ma famille.
Merci à tous les membres de la Société Civile, aux acteurs engagés dans le domaine de la presse écrite et parlée, dans les médias, à tous ceux qui spontanément se sont manifestés, habités par un sentiment d’écoeurement, à vous jeunes dont l’avenir est devant vous.
Merci à ces Dames et Messieurs en Robe Noire qui ont eu à défendre avec éloquence et compétence Jean-Paul et Barthélémy Dias lors de leurs procès respectifs et qui poursuivent le combat pour leur libération.
Merci de tout cœur.
Au début de cette affaire, je percevais un acharnement ignoble, une persécution inqualifiable, une discrimination sociale, raciale et religieuse à l’encontre de ma famille. Un sentiment d’écoeurement, de révolte s’est dégagé en moi quand j’ai compris, avec l’arrestation et la condamnation de mon fils Barthélémy, que l’on voulait, en réalité, atteindre mon époux Jean-Paul, dans son égo, dans sa chair et à travers Jean-Paul, humilier toute sa famille. Cette sensation demeure et persiste encore dans mon for intérieur.
Je ne reviendrai pas sur l’évocation de la nationalité de Jean-Paul DIAS, tant je la considère scandaleuse, ridicule, abjecte et délibérée. Je laisse le soin aux uns et aux autres d’en faire une analyse objective, à travers le cursus professionnel et politique de l’intéressé.
L’intime conviction qui se dégage cependant en moi aujourd’hui, c’est la volonté manifeste et ignominieuse du régime en place de se débarrasser sans état d’âme de tous ceux qui n’accepteront pas de se soumettre à ses caprices honteux, en vue d’asseoir un règne de dictature pérenne.
Pour ma part, je considère que nous ne pouvons pas l’accepter. Nous devons le combattre dans l’honneur et la dignité.
C’est pourquoi, je m’adresse solennellement à vous, Leaders et Responsables politiques, à vous Jeunes engagés dans les différents mouvements et qui oeuvrez pour la liberté d’expression, pour le triomphe d’une République citoyenne et démocratique, et vous exhorte à continuer ce noble combat qui est le vôtre, celui de tout un peuple déçu et découragé, pour que vive le Sénégal dans un havre de paix, de justice, de démocratie et de patriotisme.

Merci de votre attention.

18.9.06

Pour tout savoir sur l'arrestation des DIAS

Une interview complète de Christiane Dias, épouse de Jean-Paul DIAS (BCG) et mère de Barthélémy DIAS (Convergence socialiste) au Mr Africa show.
- Comment le pouvoir a harcelé la famille DIAS
- Comment la DIC a procédé à une arrestation des plus violentes
- Les conditions indignes de l'incarcération de Jean-Paul DIAS qui ont conduit à son hospitalisation
- La dérive raciste et l'incompréhensible mise en doute de la "sénégalité" de Jean-Paul DIAS
- Comment Barthélémy a été piégé (avec mise sur écoute de son domicile privé)

Pour écouter l'interview complète,
www.afrikmedia.com/mmedias.asx

Dégats occasionnés par la DIC au domicile de M. Dias lors de "l'assaut" du 9 aôut dernier

La prochaine fois (si prochaine fois il y a...), n'oubliez pas les chars d'assaut et les hélicoptères de combat !

La "sénégalité" testée à Dakar ?





Article paru dans le "Canard Enchaîné" du 23 août 2006

Après l'"ivoirité" - concept xénophobe qui a fait merveille au pays de Gbagbo -, la "sénégalité" ? Pas encore, mais de récents événements survenus à Dakar ont de quoi inquiéter.

Le 9 août, à l'aube, la police a fait irruption au domicile de Jean-Paul Dias, ancien ministre et ex-député. Les flics ont défoncé un mur et battu son épouse, qui s'interposait, avant d'embarquer l'opposant. Motif : ce rebelle avait refusé de se rendre au siège de la Division des Investigations Criminelles (DIC) pour "vérification de sa nationalité sénégalaise".

Ayant dénoncé ce harcèlement (la DIC a multiplié les convocations sous des prétextes divers) et fustigé le président Wade en termes incendiaires, Dias a ensuite écopé de 3 mois de prison pour "offense au chef de l'état et diffusion de fausses nouvelles". Son fils Barthélémy, autre dirigeant politique, dont la nationalité avait également été contrôlée et qui avait lui aussi protesté, s'est vu de même jeté en prison.

Voila quelques mois, la DIC s'était illustrée en interpellant puis emprisonnant brièvement des opposants et des journalistes. Ses nouveaux exploits sont-ils liés à la prochaine élection présidentielle (février 2007) ? Le Quai d'Orsay suit de près, lui, ces remous, dans l'une des rares démocraties africaines, où vivent 18 000 Français. Mais la présidence de la République a assuré au "Canard" qu'aucune "chasse aux sorcières" n'était à craindre.

L'exemple ivoirien n'est-il pas probant ?

J.-F. J.

Encore un "PRIX" pour notre super Président ce 18 Septembre à New-York

To: The board of Celebrate Africa foundation : Dr Chika ONIEANI and Ms Luanda KAMARA

Ref. Your choice of naming the republic of SENEGAL as the best country in Africa.

Dear Board Members:

During a radio program (Afrikmedia.com) Dr Chika ONIEANI and Ms Luanda KAMARA said that Senegal (West Africa) was chosen, by the CELEBRATE AFRICA FOUNDATION, as the best country in Africa.
Among the criteria taken into account according to what they said, is the respect of HUMAN RIGHTS.
I was surprised and deeply saddened to find out that neither Dr Chika ONIEANI nor Ms Luanda KAMARA seemed to know how many leaders of opposing political parties, journalists, trade unionists etc. have been jailed in Senegal during at least the past twenty- four (24) months.
President Abdoulaye WADE was elected democratically in March 19th, 2000.
From that date up to now, lots of abuses of humans rights have occurred in Senegal.
The headquarters of the newspapers WALFADJRI have been burned, the headquarters of the trade union CNTS have been burned and a person died. The authors were unionists affiliated with the regime of president WADE. The justice which is under the influence of the regime cleared the unionists behind the burning of the headquarters of the union CNTS.
Among the journalists unjustly jailed, was Mr. Madiambal DIAGNE, editor of the newspaper LE QUOTIDIEN who was jailed during the summer of 2004.
The former prime Minister, Idrissa SECK was jailed during the summer of 2005. He was kept in jail for seven (07) months before being cleared.
Mr. Talla SYLLA who is the leader of one political party, after numerous death threats, was finally attacked with hammers. The attempt to murder Mr. SYLLA failed, but he suffered multiple wounds.
That attack on Mr. Sylla gave president WADE’s regime, the nickname of REGIME DES MARTEAUX (The regime of the hammers) in reference to the hammers used to attack Mr. Talla Sylla.
It was found out that some people close to president WADE among them 2 of his body guards were involved in the attack of Mr. Talla Sylla because he is one of the harsh critics of the president.
When the police heard them, one of the bodyguards, Mr. Ismail MBAYE, died mysteriously in a car crash. The other bodyguard, Lamine FAYE is a grand son of president Abdoulaye WADE and is still active around him.
The attempt of murder on Mr. Talla Sylla is a cold case in court. All Senegalese people were surprised to hear that the file related to that matter has been lost in court.
Did the court received orders?
The journalist and author Abdoul Latif COULIBALY of the newspaper Sud Quotidien in Senegal, received many death threats because of his articles and mainly for his book:
Wade un opposant au pouvoir: L’alternance piegee
Mr. COULIBALY wrote a book after interviewing and taping Mr. Cledor SENE who was among the people found guilty of murdering Mr. Babacar SEYE in 1993. Mr. SEYE, a magistrate, was the Vice-president of the CONSEIL CONSTITUTIONNEL and that body of the justice system had to give the result of the presidential elections that year.
In the book, Mr. SENE who was found guilty by a Senegalese court gave details to the journalist, how they constantly met with the then opposition leader Abdoulaye WADE, before and after, discussed the details how to murder Mr. Babacar SEYE.
President Abdoulaye Wade pardoned Mr. SENE and those who were found guilty for the murder of Maitre Babacar SEYE.
After the pardon, later a law was voted at the Senegalese national Assembly (The president’s party has the majority) to grant amnesty to Mr. Cledor SENE and his group, the murderers in 1993 of the magistrate SEYE, those who attempted to murder the political leader, Talla SYLLA etc… even though the opposition at the national Assembly and the majority of the Senegalese people did oppose such a blind amnesty which is politically motivated.
The journalists of the newspaper L’OBSERVATEUR in Senegal are also either jailed or constantly harass and threatened.
The DIVISION OF CRIMINAL INVESTIGATION (division des investigations criminelles), a body of the police which acronym is DIC, is now more political than neutral and receives political orders.
Anytime the current Senegalese authorities are aware that a newspaper will publish a harsh article about them, they cut off the electricity or the phone lines of that newspaper.
Recently, the daily newspaper WALFADJRI’s and his radio phone lines were cut off by the government owned company, SONATEL.
Few months ago, Mr. Pape DIOUF, mayor of the city of BAMBEY, a former member of PDS, the party of Mr. Abdoulaye WADE, was jailed because he refused to give as mayor of that city, an agreement on a work a rival politician, member of the government wanted to do there.
President Abdoulaye WADE doesn’t tolerate any freedom of speech or the right to criticize when it comes to the way his regime is dealing with Senegalese people.
In the rural area, peasants are in a hardship. Those who gave their peanuts harvest in exchange of receipts in December 2005 haven’t up to know been paid for.
Being myself a son of peasants and raised in the Senegalese rural area, no one knows more than I do how harmful the refusal of the government to pay these people is.
Since April 2006, Jean Paul DIAS, a former ally of president Abdoulaye Wade and now the leader of the party BCG, is in and out of jail for criticizing the regime.
Presently he’s condemned for 3 months in jail and 9 months of probation.
His son, Barthelemy DIAS who is the leader of CONVERGENCE SOCIALISTE, a wing of the Senegalese socialist party (Parti socialiste = Ps) who said publicly that in his mind he has doubts that a man of 80 years (The known age of president WADE) will be able to lead correctly Senegal if he’s reelected president in the presidential elections in 2007, was arrested and sentenced to 6 months of jail.
Mr. Barthelemy DIAS who is also a United States citizen has his American born wife in Washington DC.
In the past weeks, Barthelemy DIAS was taken from Dakar and sent to the city of TAMBACOUNDA, about 500 kilometers East of Dakar to put him far from the journalists, human right activists and the US embassy.
To learn more about the DIAS case, please go to: http:// senegaldias.blogspot.com
The leaders of the Parti de l’independence et du Travail (PIT) has been regularly harassed.
The main leader of that party, Amath DANSOKHO has been constantly called at the police and court and there was a moment that the government didn’t want to let him go for his appointment with his doctors in France.
Mr. Ibrahima SENE of that party, who is the father of an American born girl Lena SENE who is presently doing an internship at the White House, was also jailed this year by the regime of Abdoulaye Wade.
Few days ago, Mr. Jacques Habib SY of Transparency International, received a death threat in Dakar.
Before a decision was taken to choose Senegal as the best country in Africa, did you have contacts with the leaders of the opposing parties in that country, the leaders of human rights organizations, leaders or trade unions, some independent journalists etc?
Listening to only what the government says or gives to you as information is just judging based on one side and that’s not fair when it comes to human rights.
The human right organization called RADHO (Rencontre africaine des droits de l’homme) headed in Senegal by Mr. Alioune TINE and what is called le Cercle des intellectuels headed by Mr. Malick NDIAYE (That group wanted to protest peacefully on September 1st, 2006 against the transfer of Mr. DIAS from Dakar to Tambacounda, but the government didn’t allowed that) are some the groups doing their best to stop some abuses of this regime.
Did you have their opinion before your decision?
I doubt it.
We strongly believe that people of the Diaspora should really know what is going on inside Senegal. This you do not know better than the Senegalese people. We are surprised and saddened that you do not know or seem to know that the Dias family, father and son were arrested the past weeks in Senegal.
We heard Doctor Chika ONIEANI, during a radio program, ask how to spell the name Dias. As a journalist and a publisher, how come Doctor ONIEANI does not know about the matter, which is now shaking all Senegalese people?
Africa needs a Diaspora which stands for the African Population not for African Governments.
People are free to lobby for governments but they should not forget that the African Continent's population, living in poverty, will neither forgive nor forget those who lobby for monetary purposes.
These are some of the reasons why we oppose the prize your foundation want to give to president Abdoulaye WADE on September 18th, 2006 at the TAVERN ON THE GREEN RESTAURANT at 67th Street and Central Park West (CPW) in New York city.
The majority of Senegalese know the tendency of President Abdoulaye Wade to hunt for PRIZES ON SALE, which make our poor country spend more money than it gets from those PRIZES ON SALE
Having heard that congressman Charles RANGEL is invited, a copy of this letter will be sent to his office in Washington DC and many other people who could be misled by this event on Senegal.
We hope that you will consider not giving such an award to Senegal based on all its Human Rights Violations and decline of democracy.

Thanks

New York, September 5th 2006

Amadou NDIAYE (sensocialiste@yahoo.fr)
Representative of the Parti Socialiste(PS) du Senegal

15.9.06

JOURNEE DE SOLIDARITE EN FAVEUR DES DIAS : "Un plan Jaxaay pour ramener Wade au Point E"

La grande salle de la maison du Parti socialiste (Ps) était remplie comme un œuf par les militants des partis membres de la Coalition populaire pour alternative (Cpa) le samedi 9 septembre dernier. Les responsables et militants de Convergence socialiste ont tenu à faire une démonstration de force. Les formations politiques de l’opposition ont organisé cette manifestation pour témoigner de leur solidarité au leader du Bloc des centristes Gaïndé (Bcg), Jean Paul Dias et son fils de Convergence socialiste, Barthélemy qui sont tous les deux, emprisonnés. Ils écopent respectivement de trois et six mois d’internement. Les chefs de partis de la Cpa se sont succédé devant le micro pour appeler à l’action pour une liberté d’expression et pour la démocratie au Sénégal.
Le secrétaire général de l’Action patriotique pour la libération (Apl) « Dogg boumou gathié », Moustapha Fall Tché a demandé aux militants de l’opposition d’agir. Selon lui, s’ils laissent passer l’emprisonnement de Jean Paul et de Barthélemy Dias, le pouvoir peut se permettre demain de mettre en prison d’autres leaders politiques. Le coordonnateur national du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu), Massène Niang s’est inscrit dans la même logique. Le secrétaire général de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (Ld/Mpt), Abdoulaye Bathily n’y est pas allé lui aussi du dos de la cuillère. Il a regretté avoir aidé Me Abdoulaye Wade à accéder au pouvoir. Mais, il a tenu à indiquer que l’opposition va mettre en œuvre un plan « Jaxaay » pour ramener le chef de l’Etat à Point E. Le Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng a estimé que cette mobilisation est « l’affirmation, la détermination à faire libérer Jean Paul et Barthélemy Dias. Ce n’est qu’un début à partir de maintenant, au niveau des villages, des quartiers, des familles un écho sera fait de ce qui s’est passé aujourd’hui afin que Jean Paul Dias et son fils soient libérés immédiatement et sans condition ». Selon lui, « il faut démultiplier ce qui s’est passé ici dans cette salle pour que le pouvoir comprenne parfaitement que l’arbitraire, les mesures verticales et unilatérales ne peuvent plus pas résoudre des problèmes qui sont imminents politiques. Ce qu’on peut faire sur le plan politique, c’est se mobiliser, dénoncer, critiquer, donner à l’affaire répercussion internationale. On va faire tout ce qui est possible pour sensibiliser, conscientiser les populations ».

article paru dans l'édition du 11 septembre du journal SUD QUOTIDIEN

10.9.06

Super Wade!

Abdoulaye Wade est en vacances en France! Il faut dire que Papy Wade a bien mérité un peu de repos après toutes ces péripéties. Songez que le monde entier s'arrache les talents d'Abou Abdou! Son succès est tel que le pauvre vieux ne sait plus où donner de la tête. Partout dans les rues, de Londres à Washington, de Pékin à Moscou, de Mumbay à Camberra, des foules immenses se précipitent spontanément pour l'acclamer, le couvrir de fleurs, lui baiser les pieds. Sa sagacité, son éloquence, son abnégation, son courage, son sens inné de la diplomatie, sa capacité de travail inégalée, ses talents de négociateur mais aussi de cuisinier, de peintre, de chercheur en astro-physique, de généticien, d'ornithologue, de patineur artistique, de pilote de chasse, et numismate (surtout de numismate, papy Wade est un très grand collectionneur!) forcent l'admiration. Un conflit à résoudre? Aussitôt Super Wade est là! Un tremblement de terre? Super Wade à la rescousse! Un complot de dangereux trafiquants internationaux? Super Wade déjoue tous leurs plans! Des ennuis avec votre belle mère? Appelez Super Wade!

Tout récemment, l'homme qui s'écoute parler s'est mis en tête de mener une mission "ultra secrête" pour réconcilier l'Iran et l'Occident. Il a donc appelé son ami Mahmoud Ahmadinejad - un modèle de tolérance mondialement reconnu pour la modération de ses propos - afin de lui dire "allons Mahmoud, arrête un peu tes bêtises sinon les occidentaux ils vont fâcher et te tirer les oreilles!" L'histoire ne dit pas si cette généreuse initiative a rencontré un quelconque succès. En revanche, le malheureux journaliste de la BBC qui a interviewé Wade a ce sujet en a eu pour son argent: Wade, qui en toute modestie parle de lui même à la 3e personne, ne tarit pas d'éloges à son propre sujet et finit semble-t-il par endormir son interlocuteur à force de bavardages aussi vaniteux qu'inutiles.

Je ne pensais jamais recommander à quelqu'un d'écouter un discours du Président Wade, mais l'interview de la BBC est digne des meilleurs humoristes (et pourtant, c'est le VRAI Wade qui parle! Promis!)

http://www.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=288578

Si seulement Super Wade mettait une infime fraction de ses immenses talents au service de son propre pays, le Sénégal pourrait facilement rivaliser avec le Japon ou les Etats-Unis d'ici 3 ou 4 ans. Et quand on compte parmi ses amis le très fulminant Mahmoud Ahmadinejad, le modeste Jean-Paul Dias et ses menaces de cour de récré ne peut pas être sérieusement tenu pour un dangeureux criminel. Libérez Jean-Paul et Barthélémy Dias!

Diogenius

9.9.06

Karim et Sindiély Wade sont-ils "Senegal-proof"?

Karim et Sindiély Wade sont-ils "Senegal-proof"? En d'autres termes, les enfants du Président Wade sont ils de vrais sénégalais? La question - qui aurait pu sembler totalement incongrue il y a encore quelques semaines - mérite d'être posée depuis que la justice sénégalaise peut s'enorgueillir du savant concept de "sénégalité".

Nul citoyen sénégalais un tant soit peu ouvert d'esprit ne contesterait le fait que Karim et Sindiély sont des enfants du pays: Bien qu'élevés à la cervoise franc-comtoise et en dépit d'une carnation quelque peu "pâlotte", tous deux ont prouvé à maintes reprises leur attachement à la terre et à la culture sénégalaises. Tous deux se sont activement engagés - de façon plus ou moins contestables - dans la promotion et le développement de leur pays. Remettre en cause leur nationalité parraîtrait totalement injuste, voire révoltant.

Dès lors, pourquoi leur intenter cet odieux procès? Parce que, selon les critères de "sénégalité" qui ont valu à Jean-Paul Dias de se faire convoquer par la DIC et de finir en prison, Karim et Sindiély, nés en France de mère française, ne sont pas "Sénégal-proof". Auncun d'eux ne présente suffisamment de "quartiers" de sénégalité pour ne pas être soupçonnés de trahison ou pour prétendre exercer une quelconque responsabilité publique.

En fait, la justice sénégalaise - qui en dépit des louables efforts du Président Wade persiste dans ses délires kafkaïens - devrait selon toute logique convoquer Karim et Sindiély afin de vérifier leur nationalité et leur signifier leur incapacité à exercer des responsabilités publiques.
Nul doute que le bouillant Karim grimperait rapidement dans les tours s'il recevait une telle convocation et si on osait ainsi remettre en cause sa nationalité. Mais de grâce, Karim, ne t'emporte pas! Tu n'es pas vraiment sénégalais et la justice de ton pays pourrait te déchoir de tes droits civiques mais garde ton calme! Ton indignation causerait ta perte. Un mot de trop, même en privé, et un commando pourrait débarquer au point E, saccager ton domicile, brutaliser ta femme, t'humilier et te jeter en prison. Pour le moment, mieux vaut-il faire profil bas jusqu'à ce que les choses rentrent en ordre. Jusqu'à ce que la justice sénégalaise mérite son nom.

Il est vraiment regrettable que le Président Wade - très attaché à la séparation des pouvoirs - ne puisse user de sa bienveillante influence ni sur la magistrature ni sur les forces de l'ordre du pays: Ces juges incontrôlables qui vérifient scrupuleusement la "sénégalité" des citoyens et s'assurent qu'aucune réaction critique ne vienne troubler l'ordre public font craindre le pire pour la sécurité de la famille Wade. Si un tel malheur devait ce produire, si la famille Wade devait, à l'instar de la famille Dias, être victime du zèle des juges, nous les soutiendrions à travers ce blog!

Diogenius.

Sénégal : une démocratie en danger


Alors que le Sénégal a longtemps été un îlot démocratique dans un océan de dictatures, son président vieillissant, Abdoulaye Wade, semble de plus en plus tenté par une "carrière de dictateur".

Après avoir généreusement arrosé son entourage (et notamment son fils Karim Wade) de multiples et généreux avantages, Wade, surnommé le "gorgui" (vieux en langue Wollof), qui fête ses 80 ans cette année, prépare les prochaines échéances électorales en harcelant les journalistes qui lui sont défavorables.

Enhardi par la motivation de garder ce pouvoir qu'il a si longtemps convoité, il va plus loin en utilisant la DIC (Division des investigations criminelles) pour jeter en prison ses opposants les plus remuants : après avoir envoyé Idrissa Seck à l'ombre en Juillet 2005, il s'attaque désormais à la famille DIAS puisque Jean-Paul Dias (président du BCG, Bloc des centristes Gaindés) et son fils Barthelemy (secrétaire national de Convergence socialistes) sont emprisonnés pour des prétextes fallacieux lors de procès rapides et après des interpellations particulièrement musclées qui visaient à vérifier leur "sénégalité", un procédé indigne qui rappelle le bien fâcheux précédent Ivoirien.

Les conditions d'incarcération des deux opposants sont scandaleuses : Jean-Paul DIAS a dû être hospitalisé en urgence en service de cardiologie. Quant à Barthelemy, il vient de faire l'objet d'un transfert arbitraire dans un bagne à l'extrême sud-est du pays (loin de son père, de sa famille et de ses avocats).

Merci de les soutenir en diffusant l'URL de leur blog de soutien : http://senegaldias.blogspot.com

Abdoulaye Wade, jadis brillant opposant disait en parlant de démocratie : "Un démocrate, c'est quoi ? C'est quelqu'un qui considère qu'il n'est pas le Messie, qu'il a une part dans la chose publique mais d'autres également, que sa parole n'est pas parole d'évangile, qu'on peut se tromper, qu'il faut consulter les gens, accepter les procédures de consultation et de décision".

Après ce dernier épisode à Dakar, nous serions tenter d'ajouter à cette excellente définition : "c'est quelqu'un qui garde ses convictions démocratiques d'opposant lorsqu'il accède au pouvoir".

Espérons pour cette magnifique mais fragile démocratie sénégalaise (fille de Senghor et d'abdou diouf) que le Vieux Wade garde suffisemment de sagesse et d'emprise sur son entourage pour reconnaître ses erreurs vis-à-vis de la famille DIAS et pour les corriger dans les jours qui suivent, et qu'il saura le jour venu, laisser le pouvoir à ses successeurs, comme ses prédecésseurs ont sû le faire avant lui.

Waki

CRYZALID, critiques optimistes. Le 27 Août 2006
http://cryzalid.blogspot.com

Triste anniversaire!

9 Août 2006 - 9 septembre 2006 : Triste anniversaire pour la démocratie au Sénégal. En effet, voilà maintenant plus d'un mois que Jean-Paul Dias, homme politique de premier plan, et son fils Barthélémy Dias, leader du mouvement "convergence socialiste", ont été jetés en prison pour "délit d'opinion". Quelque soit le vocable et les simulâcres de procédures derrière lesquels le pouvoir cherche à travestir ses méfaits, il est de notre devoir d'appeler un chat un chat et de clamer haut et fort cette vérité fondamentale : Jean-Paul et Barthélémy Dias ont été embastillés pour DELIT D'OPINION.

"Qui veut se débarasser de son chien l'accuse de la rage" dit le proverbe. En l'occurence, les enragés ne sont peut-être pas ceux que l'on croit. Pour se débarasser de cet opposant un peu trop gênant à l'approche des éléctions (février 2007) le président Wade n'a pas hésité à accuser le bouillant Jean-Paul Dias de "non sénégalité". La réaction (verbale) de ce dernier fût inversement proportionnelle à la bassesse de l'accusation. C'est pour endiguer cette réaction et "protèger l'ordre publique" que le pouvoir sénégalais fit mettre les Dias au cachot.

Chacun sait bien qu'en Démocratie, les périodes de campagne et de pré-campagne sont propices aux dérapages verbaux et aux "petites phrases" dont raffolent les journalistes. Imaginerait-on pour autant Mr. Chirac convoquant Nicolas Sarkozy pour une vérification de sa nationalité française? Que dirait-on si Dominique de Villepin faisait arrêter et emprisonner le couple Royal-Hollande sous prétexte que celui-ci trouble l'ordre public? (et Dieu sait que l'ordre est troublé en ce moment au Parti Socialiste!) La réponse est bien évidemment NON!

La liberté d'expression est la première exigence de toute Démocratie. Le délit d'opinion et la protection zèlée de "l'ordre public" sont le propre de régimes que l'on croyait disparus et que le Président Wade a lui même combattu. Nous en appelons à tous ceux qui ont combattu à ses côtés et aux côtés de Jean-Paul Dias à cette époque pour demander, dignement mais fermement, que cesse la ridicule, la grotesque, l' humiliante dérive totalitaire du Sénégal et que soient libérés Jean-Paul et Barthélémy Dias.

Diogenius

7.9.06

MON PREMIER ANNIVERSAIRE SANS PAPA ET PAPI

Papy Wade

j'ai soufflé ma première bougie ce lundi 4 septembre 2006, sans mon papa que vous avez déporté à Tambacounda et sans mon papi Jean-Paul condamné à 3 mois.
toute ma famille m'a entouré à cette occasion, et pourtant cet immense amour ne compense pas l'absence de mon papa. Du haut de mes "1 an" et soutenu par mon grand-frère âgé de 6 ans, nous crions toute notre révolte suite à l'arrestation arbitraire de Papa et Papi.
auriez-vous aimé que bb syndiély et ses petites soeurs fêtent leur anniversaire sans la présence de papa Karim qui serait en prison à Tambacounda et sans leur Papi Wade condamné à 3 mois de prison ?
la réponse est incontestablement NON; Mon frère et moi partageons cette réponse.
Meurtris par l'absence de Papa Barth et celle de Papi Jean-Paul, nous vous renvoyons Papi Wade à vos souvenirs d'opposition, puisque malgré vos propos vous n'avez jamais souffert d'une déportation à Tambacounda, loin des vôtres.
l'affection de papa et papi nous manque énormément, alors à votre bon coeur!
Libérez vite Papa et Papi ! nous vous en serons reconnaissants !
BB Dias, fils de Barthélémy Dias

6.9.06

LES BONNES RECETTES DE PAPY WADE

RECETTE POUR UN MANDELA SENEGALAIS
(Pour environ 10 millions de personnes)

INGREDIENTS :

Le Mandela Sénégalais est un plat traditionnel que l’on déguste volontiers en famille à l’occasion des fêtes électorales. Pour le préparer, vous aurez besoin de vous procurer au marché de Dakar:

- Un beau Sénégal bien doré mais pas trop gras (au besoin faire jeûner l’animal, surtout si celui-ci se trouve en période électorale car le gras nuit à sa docilité).

- Un opposant teigneux (la variété des « Dias » est appréciée des connaisseurs)
- Une bonne louche de xénophobie (ce n’est pas très appétissant au premier abord mais c’est un excellent liant pour la sauce, même les enfants aiment !)
- Une pincée de démagogie (comme dans de nombreuses autres recettes)
- Une bonne dose de cynisme (pour relever le goût)
- Quelques institutions internationales, même défraîchies (l’UNESCO fera l’affaire)
- Un juge (si possible, un petit juge sans couilles, plus facile à manipuler)
- Une poignée d’inspecteurs de la DIC (pour « Doigté, Intelligence, Courtoisie », les trois caractéristiques de cette espèce très active la nuit)


PREPARATION :

Saisissez le Sénégal (à feu doux) puis installez progressivement votre famille et vos amis à tous les postes clés du pouvoir (il faut farcir abondamment la bête).

Faite réduire l’économie et la liberté d’expression. Pillez énergiquement les richesses en prélevant régulièrement votre taxe personnelle sur les produits importés, surtout les produits de première nécessité dont la population a le plus besoin (c’est plus rentable).

Entretenez le bon peuple dans l’illusion que tout ira mieux demain. Pour cela, mettez à profit vos institutions internationales défraîchies : Collectionnez abondamment les honneurs et les récompenses internationales. C’est très décoratif et votre bon peuple n’en sera que plus tendre !

Une fois le Sénégal saisi et pillé, ajoutez la louche de xénophobie et découpez le en morceaux (pas trop gros) en fonction de la « sénégalité » de la population.

Nous arrivons maintenant à la partie délicate de cette recette : La préparation de l’opposant teigneux. Il existe plusieurs techniques mais nous ne décrirons ici que la technique dite « authentiquement sénégalaise ».

Prenez le petit juge sans couilles (s’il lui en reste, otez les lui).
Faites lui délivrer une convocation farfelue. Si l’opposant teigneux est encore un peu dur, faites en sorte que le juge délivre une seconde convocation farfelue à l’encontre de son fils.
Envoyez quelques représentants du Doigté de l’Intelligence et de la Courtoisie défoncer la demeure de l’opposant teigneux, si possible de bon matin. Une fois l’opposant ramolli, jugez le et jetez le en prison. Si les journalistes protestent, ajoutez une pincée de démagogie et joignez-y une bonne dose de cynisme. Faites cuire à l’étouffée jusqu’à l’heure des élections.

C’est prêt ! Avec un plat pareil, vous devriez passer d’excellentes fêtes électorales !

ATTENTION ! Un opposant teigneux que l’on laisse mijoter trop longtemps en prison devient indigeste : Il peut faire comprendre au peuple où est la vérité et devenir populaire, voire incarner le changement et se faire élire!!! Veillez à ne pas maintenir en prison votre Mandela Sénégalais!

Diogenius