Sénégal : Démocratie en danger

Blog de soutien à Jean-Paul et Barthelemy DIAS, opposants d'abdoulaye Wade, et prisonniers politiques dans une démocratie sénégalaise fragilisée. Communiqués de presse, contributions et revues de presse actualisées sur l'"Affaire DIAS".

22.11.06

LIBERATION D'UN INNOCENT : BARTHELEMY DIAS RETROUVE SA LIBERTE CE MERCREDI 22 NOVEMBRE A 19 H

La vérité a fini par triompher !
Après 3 mois et 10 jours de détention arbitraire et injuste, Barthélémy DIAS a été expulsé de la prison centrale de Reubeuss à Dakar.

Les gardes pénitentiaires font un appel tous les jours à 17 heures pour vérifier qu'aucun détenu ne s'est évadé !!!
Ce mercredi 22 Novembre, c'est à l'issue de l'appel des détenus à 17 heures, que les gardes s'approchent de Barth et lui signifient qu'il sera libéré ce soir.
Barth leur manifeste son étonnement, mais les gardes lui confirment son retrait de Reubeuss...

Deux heures plus tard, Barth qui n'a aucun moyen de contacter sa famille, se retrouve avec son baluchon dans un taxi, direction son domicile familial.
Inutile d'évoquer la réaction de sa maman, seule à la maison, qui était loin d'imaginer que son fils serait ce soir au pas de la porte!
Cardiaques abstenez vous de vivre au Sénégal.

Nous avons parlé ce soir à Barthélémy! il est en pleine forme, le moral toujours au beau fixe et toujours aussi déterminé à poursuivre notre combat pour la liberté. Ce combat nous permettra de retrouver la démocratie qui a disparue du Sénégal depuis 6 ans.

Restons vigilants et prions que Dieu nous préserve de tous ceux qui n'oeuvrent pas pour la paix dans notre pays.

Que Dieu nous protège, nous donne de vivre des élections libres, transparentes et dans la PAIX en février 2007.

MERCI à vous tous qui nous avez soutenu depuis le 9 Août dernier, date à laquelle les autorités sénégalaises ont lancé un assaut sur la famille Dias

Niche

15.11.06

Jean-Paul DIAS, leader du Bloc des centristes gaïnde (BCG -opposition), détenu 1 MOIS et 6 jours, en liberté provisoire depuis le 15 Septembre 06.

Barthélémy DIAS, Secrétaire Général de Convergence Socialiste (opposition), détenu 3 MOIS et 10 jours, libéré le Mercredi 22 Novembre 06.

13.11.06

AUDIENCE AVEC WADE : LE 1er Secrétaire du PS va demander la libération de Barthélémy

Audience avec le Chef de l'Etat : Ce que Ousmane Tanor Dieng va dire à WadeFace au président Wade lors de son audience prochaine, le discours d’Ousmane Tanor Dieng est déjà fin prêt. Il en a livré, avant-hier, samedi, les grandes lignes aux militants socialistes basés à Paris. Pour lui, il n’est pas question d’entrer dans un quelconque gouvernement d’union nationale à trois mois des élections. Le premier secrétaire du Ps ne manquera pas non plus de demander au chef de l’Etat la libération de Barthélémy Dias. Le processus électoral sera également au menu de leur audience.(Correspondance permanente à Paris) - Si les autres leaders de l’opposition reçus par le président Wade n’ont dévoilé leurs discours livrés au président de la République qu’au sortir de leur audience, Ousmane Tanor Dieng prend le sens inverse. Avant-hier, samedi, face à ses militants parisiens, le Premier secrétaire du Ps a défloré les grandes lignes de ses propos qu’il va tenir durant l’audience avec le président Wade. Et la formation du gouvernement d’union nationale que l’on prête au président Wade est au cœur de ses préoccupations. Même si cette proposition ne figure pas dans la lettre que le chef de l’Etat lui a adressée. ‘La presse a fait prévaloir que c’était pour un gouvernement d’union nationale. Mais la lettre qui nous a été adressée, ne contient pas la proposition d’un gouvernement d’union nationale. Le président Wade a dit dans un premier paragraphe qu’il veut renouer le dialogue, que le Pds a fait du bon travail dans son ensemble, mais qu’une fédération des énergies pourrait apporter un meilleur résultat. Il a proposé une date à laquelle il veut nous rencontrer. Et si nous sommes d’accord ou pas avec la date, on le confirmerait à son secrétariat’, explique-t-il à ses militants.
Pour le patron des socialistes, cette proposition de gouvernement annoncée est malvenue. ‘Pour ma part, je ne crois pas que l’on puisse, quand même, à trois ou quatre mois des élections, demander à ce qu’on l’on mette un gouvernement d’union nationale’, souligne-t-il. Avant de s’interroger : ‘Pourquoi faire ? Pour unir qui ? Dans quel but ?’. Et de répondre : ‘ Je ne comprends pas et c’est cela le problème. En tout cas, je continue à penser que c’est utile de le rencontrer pour poser un certain nombre de questions que lui seul peut résoudre. Par exemple, les questions liées aux élections, il est le seul à pouvoir les résoudre, le ministre de l’Intérieur ne peut pas les régler. Nous insisterons sur ces questions là et parmi d’autres’.
Si Tanor Dieng refuse, comme Abdoulaye Bathily de la Ld/Mpt, d’entrer dans un gouvernement d’union nationale, c’est parce que la priorité est ailleurs. C’est pourquoi ‘nous allons lui dire, soutient-il, que nous sommes à trois mois des élections législatives et présidentielles. Donc la question politique prioritaire, c’est de réunir les conditions pour avoir des élections libres, transparentes, régulières, non contestées, non bâclées’. Et cela est de son ressort et de celui de son gouvernement, croit savoir Ousmane Tanor Dieng. ‘C’est de sa responsabilité. Et nous veillerons que cette responsabilité soit assumée’, martèle le socialiste.
Le second point que le premier secrétaire du Ps abordera devant le président de la République concernera les libertés individuelles et publiques, sans oublier l’accès des partis de l’opposition à la Rts. ‘La deuxième chose, c’est du point de vue de l’ostracisme et du verrouillage des médias d’Etat. Cela touche à la question électorale parce qu’il y a une propagande déguisée qui s’est définitivement installée dans ce pays. Ce qui se passe au Sénégal est indigne d’une démocratie. Même dans les pays africains que je parcours, il y a une rubrique ‘Vie des partis’ où l’opposition est invitée à donner sa position sur des questions nationales’. Ce n’est pas tout parce que les socialistes n’oublient pas leur camarade Barthélémy Diaz en prison. Et Tanor demandera sa libération au président Wade. ‘Nous évoquerons cette question de Barthélémy Dias avec le président de la République pour demander sa libération parce que nous pensons qu’il a été inculpé et mise en prison dans des conditions inacceptables’.
Ces revendications qu'Ousmane Tanor Dieng posera sur la table présidentielle n’empêcheront pas qu’il réponde aux sollicitations du chef de l’Etat. Mais puisque rien n’est encore clair, il préfère attendre. S’adressant à ses militants, il a dit : ‘Maintenant ce qui intéresse Abdoulaye Wade, c’est à lui de le dire. Lorsqu’il posera ses préoccupations, nous répondrons’.
Malgré tout, les militants socialistes basés en France ont peur que ces audiences individuelles des leaders de la Cpa ne fragilise la coalition. Ousmane Tanor Dieng en profitera pour faire certaines remarques. En soulignant que ‘c’est normal que le président Wade essaie de disloquer, de diviser la Coalition populaire pour l’alternative (Cpa) parce que la coalition a pour objectif de le faire partir du pouvoir. Ce n’est pas étonnant ; c’est de bonne guerre’, concède-t-il. Mais il pense qu’il leur revient de faire en sorte qu’on ne puisse pas les ‘diviser’. Mais ‘si nous prêtons le flanc et qu’on laisse nous diviser, on ne doit s’en prendre qu’à nous-mêmes. C’est à nous de prendre nos responsabilités et savoir qu’Abdoulaye Wade a sa stratégie et nous avons la nôtre. C’est aussi simple que cela’. Avant de lancer avec un air convaincu qu'‘Abdoulaye Wade n’arrivera pas à diviser la Cpa parce que même en mathématique, on ne peut diviser que des nombres divisibles. Nous sommes des gens responsables et au-delà de nos personnes et de nos carrières, ce qui est en jeu, c’est l’avenir du Sénégal qui est au-dessus de nos carrières et de nos personnes. Si on se dit qu’on se réunit pour sauver ce pays de la situation dans laquelle elle est en train de s’embourber, je crois que nous devons tout faire pour rester unis, solidaires’.
En tout cas, pour le Parti socialiste, ‘la stratégie est de rester ancrer dans la Cpa. Quoi qu’il en soit, le Ps restera dans la Cpa. Il faut que cela soit absolument clair. Nous ne quitterons pour aucune raison la Cpa. Nous sommes dans la Cpa, nous croyons en la Cpa et resterons dans la Cpa. (…) ’, martèle son chef.
Le Premier secrétaire est revenu sur les raisons qui ont poussé son parti à répondre positivement à l’invitation du président Wade. Il a reconnu qu’il y a eu deux positions : celle qui était opposée à l’audience la trouvant même ‘inutile’, et l’autre qui pense qu’il est toujours bon d’aller à une invitation du chef de l’Etat. ‘Mais la majorité a pensé que ce serait difficile, qu’à une occasion aussi solennelle que la fête de Korité, que le président de la République lance un appel et que les gens refusent d’aller répondre, en ne sachant pas ce que l’opinion retiendrait de ce refus’.
Moustapha BARRY - Correspondant du journal WALFADJRI à Paris - édition du 13 Novembre 2006

12 AOÛT - 12 NOVEMBRE : 3 MOIS D'INJUSTICE POUR BARTHELEMY

Voilà aujourd'hui 3 mois que Barthélémy DIAS, leader de la Convergence Socialiste a été convoqué par la DIC et placé en garde à vue arbitrairement dans des conditions inhumaines.
3 mois qu'il a quitté son domicile, déféré au parquet, placé sous mandat de dépôt et conduit comme un malfrat à la prison du Camp pénal, déporté en catimini à Tambacounda.
Sous la pression des avocats, de sa famille, des responsables politiques, des médias, Barthélémy sera transféré à la prison de Rebeuss à Dakar, où il traverse une épreuve injuste, discriminatoire et raciste.
Nous saluons le courage de Barthélémy, sa dignité, sa droiture, son refus de se soumettre à un pouvoir finissant, dictatorial, un régime plongé aveuglément dans les méandres de l'ignorance, de l'incapacité, du despotisme, du terrorisme.
Barthélémy, la jeunesse sénégalaise que tu incarnes en ce jour est fière de toi. Nous espérons que tu feras partie d'un de ses modèles.
Tiens bon. Tu sortiras victorieux de cet acharnement, de cette persécution, de cette discrimination raciale, ethnique et sociale, dirigée à dessein à ton encontre en vue d'atteindre moralement et psychologiquement ton père Jean-Paul DIAS et toute ta famille.
C'est une peine perdue, étant donné que nous avons mis toute notre confiance en Dieu, lui seul est Maître de la justice et seule sa justice triomphera.
Que Dieu te bénisse Barth !
Mum

31.10.06

CONVERGENCE SOCIALISTE : Communique de presse du 29 Octobre 2006

Suite à l’appel au dialogue lancé par le Président de la république aux partis de l’opposition, le jour de la Korité, la Convergence Socialiste s’insurge contre le tâtonnement permanent et l’amateurisme constant dont fait montre Me Abdoulaye WADE depuis qu’il est au pouvoir.Il a été porté au pouvoir par une coalition de parti d’opposition la CA2000 et le FAL. Six ans après son accession au pouvoir il a poussé à la sortie tous ses compagnons de lutte à l’exception de Landing SAVANE. Il veut maintenant rappeler la quasi-totalité de ces leaders pour un gouvernement d’union nationale à 4 mois des élections. Le seul but recherché par le président WADE est de casser l’opposition. La Convergence Socialiste demande aux leaders de la CPA et aux autres partis de l’opposition de ne pas laisser ce régime aux abois diviser l’opposition au moment où elle a le plus besoin d’être soudée. En outre avant de dialoguer il faut savoir avec qui dialoguer ?
Un Chef d’Etat qui torture et emprisonne les opposants et journalistes pour des divergences de points de vue ;
Un Chef d’Etat qui est accusé de crime de sang, et qui a indemnisé la famille de la victime avec les deniers publics (les fonds politiques) ;
Un Chef d’Etat qui pour 13 milliards a osé hypothéquer l’avenir prometteur de milliers de jeunes sénégalais en terre hispanique ;
Un Chef d’Etat qui bafoue les institutions en nommant un ministre en plein congrès de son parti ;
Un Chef d’Etat qui offense la Nation chaque fois qu'il ouvre la bouche ou parle au nom de la Nation;
Un Chef d’Etat dont nous doutons sérieusement de ses facultés mentales, dû à son âge avancé ;
faut il dialoguer avec lui ? Non pour dialoguer avec un Chef d’Etat alors que des leaders politiques sont en prison ? Non, La Convergence Socialiste réaffirme sa conviction qu’il ne peut y avoir dialogue avec ce Chef d’Etat abonné aux dérives monarchiques. Il est plus qu’urgent de se débarrasser de cette race de prévaricateurs hors pair devant l’éternel; Qui à travers son libéralisme n’a fait que libéraliser la misère dans ce pays.
C’est la raison pour laquelle l’exécutif a instrumentalisé une certaine justice malade, souffrante d’un cancer libéral, doublé d’une cataracte insultante et honteuse pour notre pays.
En effet nous sommes aujourd'hui convaincu qu'il n' y a pas de justice au sénégal. Barthélemy en première instance a été condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme pour outrage a magistrat dans l’exercice de ces fonctions sur la base d’un CD illégal et mystérieux avec usage de force comme d’habitude parce que ces juges corrompus et partisans n’avaient aucune base légale pour le condamner.
Pour le procès en appel de Barthélemy DIAS, après s'être replongés dans leurs livres de droit pour vérifier les dires des avocats du Secrétaire Exécutif de la Convergence Socialiste sur l'irrecevabilité de leur fameux CD, les juges se rendent compte effectivement que leur nullité serait flagrante de confirmer la condamnation en appel sur cette base.
C'est alors qu'ils changent de marteau d'épaule et condamnent Barthélemy à 4 mois pour "offense au chef de l'état". Ce verdict ne changera pas la donne, Barthélemy DIAS restera toujours constant dans ses propos, il préféra purger la totalité de sa peine que de présenter des excuses au Chef de l’Etat.
Cette condamnation est une insulte à la jeunesse à la démocratie, à la république et à la liberté de pensée.
Une liberté qui a encore été bafouée avec la nouvelle loi sur les archives qui a été votée en catimini le 15 Juillet 2006 par cette assemblée illégitime (depuis le 30 Juin 2006). Car avec cette loi ce sont les libertés publiques qui sont handicapées. En effet des documents privés ou professionnels pourront faire l’objet de contrôle minutieux de la part de l’autorité avant la sortie du territoire par son détenteur.
La Convergence Socialiste invite les sénégalais à voter massivement le 25 février 2007, afin de rectifier cet accident de l’histoire qu’a été l’accession au pouvoir de Me Abdoulaye WADE le 19 mars 2000.
Nous tenons à remercier la CPA, les membres du Parti Socialiste et son premier Secrétaire pour tout le soutien apporté à notre secrétaire exécutif Barthélemy DIAS, dans les moments durs qu’il traverse.
Nous remercions de même le collectif d'avocats qui a eu à démontrer aisément que ce procès est une mascarade politique. Car quelque soient leurs déterminations et leurs compétences, face à un harcèlement politique, la justice perd son indépendance.
Malick Noël SECK
Secretaire Executif Adjoint

21.10.06

Le PS FRANCAIS Condamne l'Arrestation de Barth et demande sa libération

Les socialistes français « inquiets » pour le processus électoral au Sénégal
vendredi 20 octobre 2006
APA - Paris (France) Le Parti socialiste (PS) français a exprimé, mercredi, à travers un communiqué de presse parvenu à APA, sa préoccupation à propos des conditions de préparation des prochaines élections présidentielle et législatives prévues en février 2007 au Sénégal.
« Le parti socialiste tient à rappeler ses inquiétudes quant au déroulement du processus électoral en cours » au Sénégal, font remarquer les camarades de François Hollande dont la formation politique est en pleine campagne électorale pour les investitures internes en direction de la présidentielle française de mai prochain.
Ils déclarent à ce titre soutenir « la demande exprimée par la CPA (alliance des forces d’opposition) qu’un audit des listes électorales soit réalisé, afin de s’assurer de leur fiabilité, en particulier en milieu rural ».
« Le PS s’inquiète également de la dégradation du climat politique au Sénégal et de la multiplication des intimidations subies par les membres de l’opposition » ont-ils ajouté, demandant par la même, « la libération de Barthélémy Dias, détenu pour avoir critiqué le Président Wade, et l’arrêt des poursuites à son encontre ».
Lundi dernier, les socialistes français avaient reçu en audience l’ancien ministre socialiste et maire de Ziguinchor, Robert Sagna.
Ce dernier avait, au cours d’une conférence de presse, déclaré avoir discuté avec ses camarades français de la situation politique au Sénégal, notamment le déroulement du processus électoral.
Mardi, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Me Ousmane Ngom, s’est voulu rassurant vis-à-vis de l’opposition affirmant, au sortir d’une rencontre à Dakar avec les membres de la commission électorale nationale autonome (Cena), que le fichier électoral allait bientôt être disponible sur Internet, et donc accessible à tous les Sénégalais.

MENU DES ELECTIONS 2007


Restaurant "Le Ndombo Petaw"
Propriétaire : WADE & Cie

MENU
Impôts Salés
Libertés grillées
Assiette de promesses soufflées
Petits salaires
Salade de baratin
.....................................
Plateau de chômage
.....................................
Flambée de prix
Gelée de crédits
.....................................
Vins
Château DOULAYE 2000 ou 2007
(Ce dernier crû, très léger, manque un peu d'oreille)
TVA en plus, et pas allégée celle-là

ET EN PLUS UN PETIT MOT DU PROPRIÉTAIRE : oh secours des promesses en l'air

REVUE DE PRESSE : jugement d'appel du 18 octobre

DIAS-FILS CONDAMNE A 4 MOIS DE PRISON PAR LA COUR D’APPEL
Les avocats et l’opposition chargent le judiciaire
Condamné à six mois de prison ferme en septembre dernier par le Tribunal des flagrants délits, Barthélemy Dias, secrétaire exécutif de « Convergence socialiste », a vu sa peine ramenée à quatre mois par la Cour d’appel hier, mercredi 18 octobre. Le secrétaire exécutif de « Convergence socialiste » était poursuivi pour «outrage à magistrat», «diffusion de fausses nouvelles» et « offense au chef de l’Etat ». Ses avocats pestent et comptent se pourvoir en cassation alors que son leader, Ousmane Tanor Dieng et son père Jean Paul Dias parlent de procès politique et dénoncent le verdict.
La Cour d’appel de Dakar a cassé le jugement rendu par le tribunal des flagrants délits dans l’affaire Barthélemy Dias. Elle l’a condamné à quatre mois de prison ferme pour « offense au chef de l’Etat ». La Cour d'appel de Dakar a, ainsi enlevé les premiers délits « outrage à magistrat » et « diffusion de fausses nouvelles » et les «pièces à conviction» de la police constituées principalement d'un enregistrement sonore que les avocats du fils de Jean Paul Dias ont qualifié d'illégal car leur client a été enregistré à son insu. Les avocats de Barthélemy Dias ont décidé de se pourvoir en cassation.
Le verdict de la Cour d’appel qui réduit la peine du secrétaire exécutif de « Convergence socialiste » de deux mois a suscité l’ire de ses avocats, des leaders politiques et des responsables et militants qui s’étaient déplacés tôt le matin, au bloc des Madeleines, pour assister au délibéré. « C’est un arrêt qui m’a rendu beaucoup perplexe et même un peu inquiète », a déclaré l’un de ses avocats, Me Aïssata Tall Sall. Elle relève un « manque de rigueur » qui a prévalu dans ce dossier de la part de la justice sénégalaise. Et l’avocate du Parti socialiste (Ps) de faire la genèse de ce procès. « Quand on se souvient en première instance, Barthélemy Dias a été poursuivi sur le fondement d’une cassette dans laquelle ont paru au cours d’un enregistrement certains propos tenus à l’endroit du procureur de la République et du président de la République. En appel, il nous a été point présenté de cassette, mais des coupures de journaux soit-disant que ce qu’il a tenu comme propos apparaissaient non pas dans la cassette, mais dans les coupures de journaux ». Et voilà que, a déploré Me Aïssata Tall Sall, pour rendre la décision, on change complètement de registre juridique et on nous parle « d’offense à chef de l’Etat ». Pour elle, « tout ceci démontre la légèreté de l’accusation, tout ceci démontre la difficulté que la justice a à asseoir l’accusation et mieux que cela à asseoir la condamnation ».
L’avocate de Barthélemy Dias a indiqué que cette décision de justice la rend inquiète. Et d’ajouter : « si sur cette base, on peut envoyer un citoyen ordinaire en prison, il faut que tout le monde se lève et que l’on condamne cela ». C’est la raison pour laquelle, a-t-elle expliqué, « nous envisageons rapidement, nous le collectif d’avocats, d’intenter un pourvoi en cassation non pas seulement pour que Barthélemy Dias sorte, c’est important qu’il sorte, mais pour que plus jamais des décisions pareilles ne puissent être prises ».
Dias-père et Tanor dénoncent une décision politique
Ce verdict de la Cour d’appel même s’il allège la peine de Barthélemy Dias n’est pas du goût des politiques. A la première loge, son père et secrétaire général du Bloc des centristes Gaïndé (Bcg), Jean Paul Dias. Il s’est emporté contre la décision. « Vous venez d’entendre le délibéré qui est un arrêt inique, injuste, qui n’est pas fondé sur le droit comme tout le monde le sait. C’est une décision politique et corporatiste. Donc, je ne peux qu’en tant qu’homme politique, chef de parti dans ce pays dénoncer cet arrêt ». Il ne s’arrête pas en si bon chemin et estime que « tout ceci est un coup monté ». Jean Paul Dias ne fait pas dans la dentelle et se livre à des attaques à peine voilées. « Vous savez très bien que Barthélemy Dias n’a tué personne en tout cas, pas de magistrat, il n’a volé les biens de personne, il n’est pas un pédophile, il n’a pas trafiqué de la drogue, il ne s’est pas bagarré, il a défendu une position », a-t-il affirmé. Le leader du Bcg a par ailleurs tenté de reconstituer la scène, les problèmes qui ont valu à son fils la prison. « Il rentre chez lui, il trouve sa maison cassée, il trouve sa mère blessée au sang, C’est un Sénégalais comme tout le monde, il est dans sa maison, il manifeste ses états d’âme, on prend des enregistrements qui sont illégaux, on le condamne en première instance », a-t-il indiqué. Jean Paul Dias de marteler sur un ton dur : « nous pensions qu’au niveau où nous étions le droit sera dit, la justice serait faite. Il n’y a pas eu de justice, c’est une décision purement politique. Nous la condamnons et nous nous battrons pour qu’il sorte de prison ».
Le Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng a abondé dans le même sens que le leader du Bcg. Il a indiqué qu’il a été déçu et a qualifié cette affaire de procès politique. « Si vous analysez bien, vous verrez que les quatre mois correspondent à la date des élections ( le 25 février prochain) », a fait remarquer Ousmane Tanor Dieng. Le leader des socialistes a avancé que « c’est une position politique et c’est totalement inacceptable. Nous dénonçons la position et nous la condamnons ».
Ibrahima Lissa FAYE du journal SUD QUOTIDIEN

CONDAMNÉ À 4 MOIS FERME EN APPEL - Barthélemy Dias va purger sa peine
La Cour d’appel a enfin statué sur le cas de Barthélemy Dias. Dans son verdict rendu hier, elle a condamné le leader de «Convergence socialiste» à 4 mois ferme après que le juge a requalifié les faits de diffusion de fausses nouvelles qui lui étaient reprochés en offense au chef de l’Etat.
Barthélemy a vu lui filer entre les mains, la dernière bouée de sauvetage qui lui restait. Même si sa peine a été revue à la baisse par la Cour d’appel, il lui reste près de deux mois à purger. En effet, la Cour, après avoir requalifié les faits de diffusion de fausses nouvelles qui lui étaient reprochés (au même titre que l’outrage à magistrat qui a été maintenu), en offense au chef de l’Etat, l’a condamné à quatre mois ferme. Contrairement à la peine d’un an dont 6 mois ferme qu’il avait écopé en première instance. Peine que lui avait infligée le tribunal des flagrants délits de Dakar. Arrêté le samedi 12 août dernier par la Division des investigations criminelles (Dic), déféré et placé sous mandat de dépôt le lundi suivant, Barthélemy devait être transféré à la Maison d’arrêt et de correction de Tamba quelques jours après sa condamnation en première instance. Ses avocats qui avaient interjeté appel avaient alors crié leur indignation, soutenant qu’il ne pouvait pas être transféré hors du ressort de la juridiction qui doit statuer sur son cas en appel. Mais avec cette peine, Barthélemy et ses avocats abattent leurs dernières cartes en direction de sa libération dans les plus brefs délais. Car, même s’ils se pourvoient en cassation, ils ne sont pas sûrs de pouvoir tirer Barthélemy des geôles de la prison avant l’expiration de sa peine. La Cour de cassation étant un juge du droit, il ne peut statuer à nouveau sur les faits qui ont valu à Barthélemy une condamnation en première instance et en appel. Elle peut juste casser la décision de la Cour d’appel si elle n’est pas conforme à la loi et renvoyer Barthélemy devant la Cour d’appel, autrement constituée, pour être rejujé conformément à la loi. Procédure qui peut durer des mois. Entre temps, Barthélemy aura purgé son mois et quelques poussières de jours qui lui restent.
Auteur: Daouda MINE du journal L'OBSERVATEUR

JUGEMENT EN APPEL
Barthelémy Dias condamné à 4 mois ferme

mercredi 18 octobre 2006, par Nettali / 861 Visiteurs
Condamné en première instance à un an dont six mois ferme pour diffusion de fausses nouvelles et outrage à magistrat, Barthélemy Dias a finalement vu la Cour d’appel réduire sa peine de deux mois. Il a en effet été condamné à 4 mois ferme. Les avocats du jeune politicien peuvent se pouvoir en cassation si leur client le souhaite. Ils n’ont cependant pas encore manifesté une volonté de suivre la procédure.
Les partisans du leader de la Convergence patriotique s’impatientaient suite aux reports successifs du procès en appel de Barthélemy Dias. Craignant que la justice ne profite de cet état de fait pour prolonger le séjour du jeune leader de la Convergence patriotique en prison, ses partisans s’étaient fendus d’un communiqué et d’une déclaration largement diffusés sur internet pour demander la libération du fils de Jean-Paul Dias. Mais sur le terrain, la mobilisation des partisans de Barthelémy Dias n’a pas été assez forte pour faire trembler le temple de Thémis. Avec le verdict qui vient d’être rendu, le leader de la Convergence socialiste va devoir rester encore en prison pour deux mois. Pour rappel, Barthelémy Dias avait été condamné à une peine d’emprisonnement de six mois ferme le 22 août dernier. Dans un Cd exhibé à la barre du tribunal des flagrants délits qui l’avait jugé, Barthélémy s’en était violemment pris au président de la République et au procureur de la République Lamine Coulibaly. Ce qui lui avait valu une arrestation par la Division des investigations criminelles (Dic) avant d’être déféré au parquet et placé sous mandat de dépôt. Transféré par la suite au camp pénal de liberté 6, il a été jugé le 22 août dernier et condamné à une peine de d’un an ferme dont six mois de prison. Mais le verdict ne l’avait pas satisfait et, par la voix de ses avocats, il avait interjeté appel. Devant la cour d’Appel, ses conseils ont pratiquement reconduit les mêmes arguments de défense que lors du procès devant le juge de première instance. Tout a tourné autour de la recevabilité du Cd contenant les propos du politicien et qui avait servi de moyen de preuve au procureur de la République pour convaincre le tribunal des flagrants délits à entrer en voie de condamnation. Les exceptions soulevées par les avocats de la défense ont été rejetées. Dans son réquisitoire, l’Avocat général, qui a évoqué des coupures de presse relatant les propos de Barthélemy Dias, avait soutenu que la preuve est libre et le Parquet n’est pas obligé de produire les mêmes moyens de preuves, dit-il, en faisant référence à l’absence du Cd. A propos du délit d’outrage, estime le Parquet, le prévenu n’a jamais contesté sa constance, même s’il dit ignorer comment il a été enregistré. Et pour ce qui est de la diffusion de fausses nouvelles, les propos visés, tenus dans un lieu public, ont été rapportés par deux quotidiens de la place, comme en témoignent les coupures de presse. Autant d’arguments qui ont poussé l’Avocat général à inviter la cour à confirmer la sanction infligée au leader de « Convergence socialiste » en première instance. Dans son verdict rendu, hier, la Cour ne l’a suivi qu’ moitié en condamnant Barthelémy Dias à une peine de 4 mois ferme. Sortie de prison prévue donc pour le jeune politicien avant le 31 décembre 2006.

VERDICT EN APPEL - Quatre mois fermes pour Barthélemy Dias : Le juge sort de nouveaux délits
Voilà un verdict qui a glacé les espoirs d’une famille. Le juge Dial Guèye est un peu hésitant dans son propos, mais son arrêt est clair : «La Cour déclare irrecevables les exceptions de nullité soulevées par la défense ; infirmant l’arrêt de la première instance et statuant à nouveau, disculpe le délit de diffusion de fausses nouvelles et déclare Barthélemy Toé Dias coupable du délit d’outrage à magistrat dans l’exercice de ses fonctions et offense à chef de l’Etat. Le tribunal admet l’existence de circonstances atténuantes, après avoir écouté le prévenu et le condamne à quatre mois» d’emprisonnement ferme… Silence de cimetière dans la salle d’audience. Jean-Paul Dias veut dire quelque chose, mais se contient. Seulement, les traits de son visage trahissent sa sérénité. Les petits filaments dans ses joues se rétrécissent ; ses yeux et ses lèvres font apparaître une surexcitation. Ça sent le courroux. Il sort de la salle d’un pas ferme, répondant à peine aux interpellations de Me El Hadji Diouf, le retardataire qui s’enquiert du verdict. Il est suivi de Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps) et Abdoulaye Bathily, chef de file de la Ligue démocratique. Quand M. Dias sort de la salle d’audience, il peut verser sa bile, contenue jusqu’ici, sur la dizaine de micros de journalistes. «Le délibéré est injuste et il n’est pas fondé sur le droit. C’est une décision politique et corporatiste. (…) Tout ceci est un coup monté. Barthélemy Dias n’a tué personne ; en tout cas, pas de magistrat. Il n’a volé les biens de personne, il n’est pas un pédophile. Il ne s’est pas bagarré ; il a juste défendu une position.» La même remarque est faite par le mentor du prisonnier, Ousmane Tanor Dieng, qui soutient qu’on doit laisser «la politique loin de la Justice pour sauvegarder les institutions».
Pour que force reste à la loi, les conseils de Barthélemy vont se pourvoir en cassation. Me Aïssata Tall Sall, l’avocate de la défense, estime que l’arrêt rendu par les différentes instances ne doit pas rester dans le dispositif juridique pour qu’on l’oppose demain à un autre citoyen. «La Justice a énormément de mal à motiver ses différentes décisions», relève-t-elle. En effet, fait-elle remarquer, au flagrant délit, le parquet s’est fondé sur un enregistrement Cd. En Cour d’appel, l’avocat général a sorti des coupures de journaux et pour rendre son verdict, «le tribunal a oublié la diffusion de fausses nouvelles, les enregistrements et les coupures de journaux pour dire qu’il y a offense au chef de l’Etat». Un délit qui n’a jamais été soulevé contre Barthélemy Dias, commente-t-elle.
Sauf avis contraire de la Cour de Cassation, Barthélemy en a pour deux mois encore de détention.
Cheikh Fadel BARRO journal LE QUOTIDIEN

18.10.06

4 MOIS FERME : HONTE POUR LA JUSTICE

Comme nous vous l'avions annoncé en avant-première, Barth ne sera pas libéré à l'issue de l'audience de la Cour d'appel ce 18 octobre.
Information que nous tenions d'un proche du "procureur outragé par Barth". Ce proche connaissait donc en amont du jugement, la sentence. Et pourquoi ? parce que la sentence ne vient pas de la justice, elle est ordonnée par la "ndiombor task force", autrement dit par "Papy national, rimka" et leur bande.
Et pour cause, Barth qui avait été condamné en première instance pour "outrage à magistrat dans l'exercice de ses fonctions", sur la base d'un CD "pipo", se voit condamner par les juges d'appel pour "offense au Chef de l'Etat" sur la base de coupures de journaux.
Mais que vient-il faire là encore notre "papi national" ? au début de l'affaire, il ne voulait pas se mettre au niveau de Barth et avait demandé aux "juges marionnettes" de ne poursuivre Barth que sur la base de "l'outrage à magistrat".
Puis la vérité l'a rattrapé, puisque depuis le début l'on sait bien que nul n'a été outragé et que le commanditaire de toute cette mascarade n'est personne d'autre que "papy national" et sa bande.
Et voilà donc "papy national" du haut de ses 80 balais qui dévoile son jeu et finit par se mettre au niveau de Barth.
pourquoi se met-il à niveau ? parce que Barth est resté digne depuis le début de l'acharnement, Barth a été constant dans ses propos, Barth a refusé de réclamer la liberté provisoire, Barth ni ses proches n'ont jamais sollicité une quelconque clémence de leurs bourreaux. "Papy" se dit donc, ce Barth est un dur à cuir, je vais me mettre à son niveau pour qu'enfin il sache que c'est moi qui suis à l'origine de son arrestation. Inutile de se démasquer, depuis deux mois nous avions reconnu "Papi national" qui se cachait derrière son petit doigt.
Ceux qui déshonorent la justice, les "juges marionnettes" n'ont donc fait qu'exécuter l'ordre donné par "papy national" avant de s'enfuir au pélerinage pour se faire pardonner ses pêchés.
Dieu miséricordieux lui pardonne en ce mois béni du ramadan.
Quant aux "juges marionnettes", ils nous confortent dans l'idée que le judiciaire est alimenté par l'exécutif et que la séparation des pouvoirs est totalement fictive. Honte à toute cette bande de courtisans.
Barth accroche toi, reste fort et digne comme tu l'as toujours été et que le ciel te protège de ces ennemis démasqués.

jazzy

SOUTIEN A BARTH

A Barthélémy (et à ses proches) - D'abord ces gens te harcèlent pour te pousser toi et ton père à la faute. - Tu leurs assènes quelques vérités qu'ils se prennent en pleine figure. - Ce sont des aigris et des mécontents, alors ils usent de la violence qui est leur seule réplique sur le terrain politique.
- Ils te convoquent espérant que tu allais faire dans ton froc comme eux l'auraient fait sans hésiter manquant de toute dignité. Tu es resté toi-même. - Pour te juger en première instance, ils savent déjà qu'ils vont te condamner, mais ils n'ont aucune base légale pour cela. Ils agitent alors des CD illégaux et usent de la force comme d'habitude. - Ils te collent 6 mois. Ils espéraient que tu allais chialer, les supplier de te pardonner. Tu es toujours resté digne, ce qui les rend malades car ils ne reconnaissent plus la dignité tellement cela fait longtemps qu'ils ne l'ont plus pratiqué.
- Comme des aigris, ils décident de te déporter à Tamba pour annihiler ta bravoure. Ils ne comprennent toujours pas pourquoi ta tête reste si haute alors que eux se seraient plongés sur les bottes de leurs bourreaux à les lêcher
- Pour ton procès en appel, ils n'ont toujours aucune base légale à t'opposer pour justifier ta condamnation. Ils se contentent alors de reporter le procès que eux ont pourtant demandé au départ
- finalement, après s'être replongés dans leurs livres de droit pour vérifier les dires de tes avocats sur l'irrecevabilité de leur fameux CD, ils se rendent compte effectivement que leur nullité sera trop flagrante de confirmer ta condamnation en appel sur cette base.
- C'est alors qu'ils changent de marteau d'épaule et te condamnent à 4 mois pour "offense au chef de l'état", ce chef qui offense la Nation chaque fois qu'il ouvre la bouche ou parle au nom de la Nation, ce chef qui a lui-même un cadavre dans son placard, un cadavre somptueusement ignoré par cette justice qui préfère scruter les délits d'opinion des opposants à leur bienfaiteur. Il ne faut pas s'étonner de voir de telles parodies de justice sous Wade, celui-là même qui donne distribue les enveloppes à ses magistrats qui n'hésitent pas à émarger pour en bénéficier.

Barthélémy, continue dans ta lancée. Ne brade pas ta dignité comme le font certains lamentables sénégalais (une petite minorité heureusement) qui ne sont plus rattachés à leur foi ou au Tout Puissant que de vieux souvenirs. Ces petites gens que tes proches liront dans certains forum ne sont que 2 pelés - 3 tondus qui vivent de cela, c'est à dire occuper les espaces, multiplier les pseudos dans les forums (1 seul même artiste en écrit au moins 10 ou 20 ci-dessus), changer les voix dans les émissions interactives. Pour quelques pièces ou sacs de riz ils sont prêts à jeter l'anathème sur leurs propres parents. Les sénégalais patriotes et lucides sont encore nombreux dans ce pays et ont mal à chaque jugement rendue par cette justice colorée dont la majorité de ses acteurs, même si elle échappe à dame justice ici bas, rencontrera tôt ou tard la mère de toutes les justices.

Comme nous te l'avons déjà dit et comme nous l'avons déjà dit à ta famille et à tes proches : "Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir."

Marvel

17.10.06

VERDICT AVANT L'HEURE

Plus rien ne nous étonne au Sénégal, puisqu'avant même que la décision de la Cour d'appel ne soit rendue demain 18 Octobre, des sources proches du procureur "outragé par Barth", nous informent que Barth ne sera pas libéré à l'issue du verdict du 18 octobre. Le choc est Grand !
mais INFO ou INTOX ???
lorsque cela nous arrive de proches de la principale "victime de Barth", "celui qui s'est senti outragé", nous pouvons croire qu'il s'agit là d'une information en avant-première.
mais alors si c'est le cas, ne serions -nous pas dans une situation délictuelle ? Comment les juges rendent-ils par des voies parallèles une décision avant même qu'elle ne soit servie à l'intéressé, à savoir Barth ?
osons croire qu'il s'agit peut-être de "diffusions de fausses nouvelles" et là nous aurons la bienveillance de ne pas les traîner en justice, même si eux ont servi à Jean-Paul Dias ainsi qu'à Barth de la "diffusion de fausses nouvelles" en veux-tu en voilà !!!
Sacré Sénégal !!! demain plusieurs possibilités s'offrent aux juges : libérer Barth, confirmer le jugement de première instance ou l'alourdir. Qui sait, peut-être que ce soir les proches de la "victime" nous en dirons plus .
Si au Sénégal, nous pouvons être condamné avant l'heure pour un délit dont aucune preuve valable n'est apportée, c'est que l'heure est grave !
Que Dieu nous garde

jazzy

12.10.06

2 MOIS D'INJUSTICE POUR BARTH

12 août - 12 Octobre : Depuis 2 mois Barthélémy DIAS est privé injustement de sa liberté.
Et pourquoi ? parce qu'il aurait "tenu des propos outrageants à l'encontre d'un magistrat dans l'exercice de ses fonctions".
mais s'est-on posé la question de savoir ce qui l'aurait conduit à tenir d'éventuels propos, si tant est que la preuve de ces propos soit rapportée ?
c'est bien connu, nous restons tous sereins, lorsqu'en arrivant chez nous, la maison est fracassée, notre mère battue par la police baigne dans son sang, que l'on apprend que notre père a été embarqué en pyjama dans un fourgon pour une vulgaire enquête sur sa nationalité sénégalaise. pourquoi s'énerver pour si peu ???!!!
n'est-ce pas plus outrageant d'enquêter sur la nationalité sénégalaise, d'un ancien député sénégalais, Ministre du gouvernement sénégalais, vice-président de l'assemblée nationale sénégalaise... ?
surtout lorsque que l'on sait que Jean-Paul DIAS aurait pu assurer l'intérim du Président de la République en sa qualité de Vice-président de l'assemblée nationale et ce en cas de vacance du pouvoir.
qui a osé confier à un "pseudo étranger" autant de responsabilités étatiques ?
Pour revenir à Barthélémy puisque c'est lui qui purge depuis deux mois une peine de prison, rappelons qu'il a été interpellé à dakar le 12 août, soit 3 jours après l'arrestation de son père.
Inutile de vous dire que sa mère Christiane DIAS a honoré sa mission de maman comme il se doit, elle a montré ce que signifiaient courage, sérénité, dignité...autant de qualités que nous aimerions tous cultiver face à une telle épreuve. Elle poursuit d'ailleurs cette mission depuis deux mois, affronte les "accueils sympathiques" de certains gardes pénitentiaires, puisque c'est elle qui tient à porter à Barth son unique repas de la journée tous les midis. enfin tous les midis, c'est bien réducteur puisque Mme Dias passe ses après midi à Reubeuss : elle arrive aux environs de 13 heures et attend que Barth termine son repas pour reprendre les contenants, cela souvent entre 16h et 17h. Et parfois quand ils ont vraiment décidé d'être "sympas ces gardes pénitentiaires", Mme Dias peut passer la soirée dans les rues de Reubeuss et ne quitter qu'à 19 heures. Heureusement qu'ils n'ont pas tous le même profil ces gardes, la majorité d'entre eux ont de grandes qualités humaines.

Alors c'était une parenthèse, revenons à l'interrogatoire de Barthélémy : il a été interrogé au sujet de propos enregistrés sur un CD, détenu par la police; propos qu'il aurait tenus dans la résidence de ses parents, un cadre privé, le 9 août, jour de l'arrestation de son père.
Barth a été interrogé sur sa nationalité sénégalaise; et oui difficile d'y croire, mais les questions ressemblaient étrangement à "quelles sont les preuves que vous êtes sénégalais ?"
j'aurais volontiers retourné la question à l'individu qui se chargeait de l'audition de Barth; mais vous Mr de la police qu'est-ce qui vous fait dire que vous êtes sénégalais ? allez dites le nous !!!
Barth nous allons te le dire, ton seul tort c'est de t'appeler DIAS, au sénégal l'on dit encore c'est un nom à "consonnance étrangère". A l'heure où certains revendiquent le panafricanisme, l'intégration africaine, nous au Sénégal, nous en sommes aux classifications ethniques. il ne fait aucun doute que ce sujet est porteur, le développement économique de notre pays en dépend.
et que dire de la peine de 6 mois ? pourquoi celle de barthélémy devrait être plus lourde que celle de son père Jean-Paul DIAS ? "l'outrage à magistrat" couterait-il plus cher au Sénégal que "l'outrage au chef de l'Etat" ? qu'en est-il de l'outrage à un honnête citoyen pour enquête sur sa nationalité sénégalaise qui ne fait aucun doute ?
les sages avaient raison de dire qu'au Sénégal on ne voit jamais celui qui provoque, on ne juge que celui qui riposte !!!
et que dire de la balade dans trois prisons du Sénégal à laquelle a du s'astreindre Barth
du 12 au 25 Août : petit séjour au camp pénal de liberté 6
du 26 août au 19 septembre : déportation à Tambacounda, avec accident de la circulation s'il vous plait comme cerise sur le gâteau.
depuis le 19 septembre : Résidence REUBEUSS cellule 42 ou 43 ?
sachez que juste à côté, cellule 40, une bagarre entre deux détenus la semaine dernière, a entraîné la mort de l'un deux. Quand on vous dit que la vie à reubeuss ce n'est pas la vie au bord de la mer.
Certains ont déjà oublié Barth, vaquent à leur obligation tranquilement, et oui ce n'est pas simple de soutenir pendant 2 mois, mais pour rappel sachez que la peine n'est pas de 2 mois mais de 6 mois et sans votre soutien, il ne sera pas facile de tenir le coup.
que dire du silence de certains hommes politiques de l'opposition qui avaient prétendus qu'ils exigeraient la libération de Barthélémy et que tant que celle-ci ne serait pas acquise, ils ne mèneraient aucune discussion avec le pouvoir ?
non le silence n'est pas d'or en la circonstance. Ce combat c'est le notre mais c'est également le vôtre chers leaders de l'opposition. Le pouvoir vous ne le gagnerez pas en restant confiné dans vos fauteuils moelleux. Ne lâchez pas Barth, retenez qu'il est partie intégrante de l'avenir de notre pays.
quid des éléments de preuve pour inculper Barth ? un tour de magie et hop entre le jugement de première instance et l'appel nous sommes passés de CD à des articles de journaux... la constance dans l'accusation, je vous mets au défi de la trouver. Ce n'est pas simple de prouver un délit inexistant : un jour CD, le lendemain journaux et ainsi va la vie au pays de Ndiombor.
Espérons qu'un sursaut de lucidité envahisse tous les acteurs en ce mois béni du Ramadan et que nous fassions preuve de clémence les uns vis à vis des autres.
en attendant, comptons sur dame justice le 18 octobre pour qu'enfin le droit soit dit et que Barthélémy puisse retrouver sa liberté, ses amis, sa famille notamment ses deux enfants dont l'un a tout juste un an.
Niche

7.10.06

RDV LE 18 OCTOBRE POUR LE DELIBERE DES JUGES DE LA COUR D'APPEL

A l'issue d'une audience de plus de trois heures d'horloge, ce 4 Octobre, au cours de laquelle les brillants avocats constitués pour la défense de Barthélémy ont dit le DROIT, rendez-vous est pris le 18 octobre 2006, date à laquelle les juges de la cour d'appel devraient délibérer sur cette sordide affaire.
Alors qu'en première instance, le procureur nous avait fait la surprise d'un brillant CD, en nous garantissant un revirement de jurisprudence digne des grandes dictatures, en Appel nous avons eu droit à des preuves issues de coupure de journaux et quels journaux, "l'AS de pique, qui pique les coeurs" et "walf a dit" dont l'un des journalistes émérites qui porte le nom de famille du prédécesseur de notre actuel président, ne fait que répéter ce que son nouvel ami "rimka", lui demande de dire....qui ose parler de journalisme alimentaire !!!
oui tout çà est bien complexe, nous vous l'accordons, c'est surtout complexe pour les quelques juges qui en ont assez des fioritures du parquet et qui ne demandent qu'à revenir à la stricte application des textes de loi.
la loi, rien que la loi. En lieu et place du droit, les tendances de la mode juridique qui prennent le dessus dans les tribunaux sont : et d'un CD, et de deux JOURNAUX, et de trois "il m'a dit, je lui ai dit, bref une conjugaison du verbe dire, des commérages, de la délation, un bon mixte de PROPOS rapportés, non fondés qui viendront encore honorer notre pays". Et puisque l'heure est aux honneurs pour notre pays, nous devrions nous voir décerner par une "illustre association d'individus" un prix de plus pour notre respect de la liberté. Tous les prix sont bons à prendre.
Il ne reste plus qu'à espérer que la sagesse des juges d'appel prenne le dessus sur ce simulacre et nous évite de nouvelles surprises en Cassation. Pour cela il faudrait que le droit soit dit et que Barth soit enfin libéré de cette situation "d'otage d'Etat" par les juges d'Appel.
Attention chers amis du parquet, si cassation il y a, nous ne disserteront plus sur les faits, le droit imposera aux juges du droit de dire le Droit. Enfin c'est la procédure dans un pays de Droit pour ceux d'entre nous qui connaissent le DROIT !!! et ce n'est pas notre "premier magistrat de la République" qui nous contredira, n'est-ce pas cher Maître ?

Niche

6.10.06

PROCES - Barthélémy DIAS fixé sur son sort le 18 Octobre prochain : Le parquet veut confirmer les six mois d'emprisonnement

Hier, le Tribunal correctionnel a statué sur l’appel interjeté par les avocats de Barthélemy Dias. Devant une audience marquée par la présence des leaders de l’opposition, le parquet a demandé la confirmation de la peine de six mois fermes, prononcée par le Tribunal des flagrants délits.
L’avocat général de la Cour d’Appel de Dakar, Omar Sarr, a confirmé, hier, la décision rendue par le Tribunal des flagrants délits. Il estime que Barthélemy Dias est coupable des délits de diffusion de fausses nouvelles et d’outrage à magistrat dans l’exercice de ses fonctions. L’affaire est mise en délibéré par le président du tribunal, Dial Guèye, pour le 18 octobre prochain.
C’est que l’avocat général est convaincu de la culpabilité du prévenu. Il explique que les délits restent constants. «Les propos incriminés sont enregistrés dans un Cd, codifiés dans des journaux et qualifiés d’outrage par le ministère public.» Pour étayer ces allégations, le sieur Sarr, qui n’a pas présenté le Cd en question à l’audience, souligne que la défense en a fait largement référence. Ce qui signifie, à ses yeux, «un indice de preuve». Et il lit des extraits tirés dans des journaux de la place, où on fait état des déclarations de Barthélemy Dias, qui aurait «canardé le juge Lamine Coulibaly et le président de la République, Me Abdoulaye Wade». Aussi, argue-t-il, «la preuve est libre en matière pénale ; elle n’est pas soumise à une législation particulière». Se fondant sur cette déclaration, le représentant du ministère public demande au tribunal de prendre en compte ses éléments de preuve pour motiver la condamnation de Dias-fils.
Sur le refus du prévenu de répondre aux questions des éléments de la Division des investigations criminelles (Dic), au moment de l’enquête, prétextant qu’il n’a fait que des déclarations politiques, l’avocat général note que c’est seulement dans deux situations qu’un homme politique peut faire des déclarations sans être poursuivi. Il s’agit notamment d’une audience de l’Assemblée nationale, ou dans une campagne électorale.
Seulement, l’avocat général n’est pas sûr que «les nouvelles diffusées par Barthélemy peuvent entraîner des conséquences graves», comme la loi le veut, pour établir le délit de diffusion de fausses nouvelles. Sur ce, il se réfère à la sagesse du juge pour qu’il tire les conclusions idoines.
Mais, le juge Dial Guèye devra également tenir compte des remarques de la défense. Une défense qui a beaucoup insisté sur l’absence de preuve. Me Moutapha Mbaye note qu’en première instance, «les droits de la défense ont été violés et la procédure tronquée». En effet, rappelle-t-il, la défense n’a pas été mise au courant de l’existence de l’enregistrement, ni des éléments de preuves qui devaient lui permettre de se préparer. Il demande à ce que le tribunal retire ces éléments de preuve des débats, dans la mesure où ils ont été produits d’une manière irrégulière. Et Me Aïssata Tall Sall de souligner que la décision du Tribunal des flagrants délits qui a condamné son client n’a pas été motivée. En effet, fait-elle remarquer en brandissant l’arrêt rendu par ce tribunal, «il n’y a aucune preuve satisfaisante qui justifie la condamnation». Surtout que, selon elle, «c’est parce que la preuve est libre, qu’elle est organisée et ne doit pas être produite de manière déloyale».
Ensuite, Me Aïssata Tall Sall, comme son confrère Me Mbaye, pour demander la relaxe de Barthélemy Toye Dias, a suggéré au président du tribunal de «refuser que son prétoire soit un endroit de règlement de compte politique». Pour eux, le pays va vers des dérives, et c’est à la justice de ramener l’ordre, en restant au-dessus de la mêlée politique-politicienne. Ainsi, Me Tall Sall, se fondant sur les enseignements du Prophète de l’Islam, prétend avoir accompli sa mission en combattant l’injustice par sa parole. Ainsi, elle engage le juge à faire de même en libérant Barthélemy Dias, comme il en a le pouvoir.
article paru dans l'édition du journal LE QUOTIDIEN du 5 octobre sous la plume de Cheikh Fadel BARRO